Vous ne pouvez pas défendre au tribunal une personne que vous connaissez à peine. Sinon, vous ne saurez pas ce qu’il faut concrètement dire à son sujet. En plus, il y a un risque d’entreprendre une démarche risquant de le frustrer, en allant contre son contentement. Le principe de la représentativité dans tous les domaines de la vie suppose la maîtrise concrète des contours de la situation que vous représentez. Le simple fait de savoir cela vous met en position stratégique dans la relation que vous entreprenez avec la personne que vous représentez. Or quand une personne peut déjà partager avec vous ce qu’elle a de personnel, elle vous met en situation de complicité. Un peu la situation qui justifie l’exigence de rapprochement entre un accusé et son ayant cause, tel qu’un avocat droit criminel. Dans une accusation de cet étiage, il est important que le représentant soit suffisamment outillé pour pouvoir mieux prendre en main le cas de sa clientèle.
L’exigence de complicité entre la représentativité et son client s’inscrit en premier dans le besoin d’établissement d’un dossier stratégique et efficace. Il n’est pas favorable qu’une représentativité aille au procès dans l’incertitude d’information qu’elle détient, ou dans le doute occasionnel de posséder tous les moyens possibles de prise en charge. L’avocat droit criminel connait à quelle mesure cette exigence n’est pas à prendre à la légère. C’est pourquoi celui-ci prend la peine d’établir lui-même la structure de confiance, de complicité nécessaire dans la situation. Quand c’est réussi, il sait que son client ne pourra pas lui refuser l’accès à certaines informations cruciales pour le procès, au nom d’une quelconque confidentialité. De façon habile, ce dernier doit se rassurer qu’il tient effectivement en main toute la complicité requise pour son travail, et le bon établissement de son dossier « d’attaque ». Un procès se gère avec beaucoup de tac et de technicité. C’est une situation où seul le poids des idées argumentatives pèse sur toute décision. Il faut à cet effet les avoir, et se rassurer que ce sont les bonnes ou les meilleures idées pour la situation. Un travail non négligeable.
Le devoir de rechercher la complicité est également orienté dans la perspective d’une assurance d’être dans le bon cheminement. Dans la complicité, le client lègue à son représentant toutes les informations qu’il juge nécessaires pour son salut. Le but ici est d’éviter d’aller découvrir devant le jury et tout le tribunal une information que le client aurait omis de dire à son représentant. Cela empiète sur l’effort et la dynamique de la stratégie injectés dans le cas. Quand un avocat droit criminel est dans cette situation, il se sent un peu désarmé. Pour quelqu’un qui assure la représentativité d’une vie, il se doit d’être suffisamment armé à tous les niveaux. Ce qui l’encourage à quêter ardemment la complicité de son client. Seule condition favorable à une livraison libre de toute forme d’information.
Le dernier enjeu qui oblige cette quête est perceptible dans le besoin de mettre en confiance l’accusé. Certains accusés perdent souvent leur stabilité dans les situations de procès. Des situations d’instabilité pouvant estampiller sur l’élan des dires de celui-ci. Il y a de quoi comprendre la ténacité avec laquelle un avocat droit criminel entreprend d’obtenir la connivence de son accusé. Par ce chemin, il va insuffler à son client l’état d’esprit requis adéquat pour les situations de procès. Le client en sachant que sa représentativité est crédible serait certain sur l’issue du procès en sa faveur. Quelles que soient les tournures, il sait qu’il a toute sa chance de s’en sortir. Aucune situation ne pourrait le déstabiliser jusqu’à ce qu’il perde son équilibre d’esprit. Quand son représentant constate cette attitude d’esprit bien comblée, il évolue lui-même dans une totale confiance.